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En accusant BNP, P. de Saint-Exupery et Ayad volent-t-ils au secours du président Paul Kagame?



Alors que la majorité des rwandais l'accuse de crimes contre l'humanité et d'être l'un des pires criminels "encore en vie" qui dit publiquement ne pas avoir honte de tuer" (President Kagame addressing the National Prayer Breakfast- 12 January 2014) , qui a vérouillé l'espece politique du Rwanda, voilà l'homme à qui profiterait cette plainte. L'historien Bernard Lugan y répond.

Rwanda : M. de Saint-Exupéry accuse t-il la France afin de protéger le général Kagamé ?

Communiqué de Bernard Lugan [1]

Fidèle caisse de résonance du régime de Kigali, la presse française donne actuellement une énorme publicité à un insignifiant article de M. Patrick de Saint-Exupéry dans lequel, sans la moindre preuve, sans la publication du moindre document nouveau, et uniquement sur la base de sous-entendus orientés, il accuse la France d’avoir voulu « réarmer » les génocidaires rwandais durant l’été 1994. Plus encore, voilà maintenant la BNP qui est désormais soupçonnée d’être partie prenante dans cette rocambolesque affaire.

L’explication d’une telle campagne orchestrée depuis le Rwanda est pourtant limpide : l’étau se refermant peu à peu sur le régime Kagamé, dans le cadre de l’enquête sur l’attentat contre l’avion du président Habyarimana, ses amis français sont actuellement à la manœuvre afin d’intimider Emmanuel Macron, comme ils avaient si bien réussi à le faire avec Nicolas Sarkozy et François Hollande. À une différence près : depuis quelques mois, les éléments qui s’accumulent sur le bureau des magistrats français et qui mettent directement en cause le régime de Kigali dans le déroulé des événements de l’année 1994 sont tels qu’il est désormais impossible d’étouffer l’affaire…

Deux points sont établis :

1) L’attentat du 6 avril 1994 qui provoqua la mort du président hutu Habyarimana fut le déclencheur du génocide.

2) La thèse du régime de Kigali, à savoir celle du génocide « programmé » et « planifié » par les « extrémistes » hutu, a volé en éclats devant le TPIR (Tribunal pénal international pour le Rwanda). Ce tribunal, créé par le Conseil de sécurité de l’ONU et siégeant à Arusha de 1995 à 2016, a en effet, dans ses jugements concernant les « principaux responsables du génocide » – dont celui du colonel Bagosora présenté comme l’architecte du génocide –, que ce soit en première instance ou en appel, clairement établi qu’il n’y avait pas eu « entente » pour le commettre [2]. Si ce génocide n’était pas programmé, c’est donc qu’il fut spontané, et ce qui le provoqua fut l’assassinat du président Habyarimana.

Voilà pourquoi la question de savoir qui a ourdi cet attentat est primordiale. Or, il n’y a jamais eu d’enquête internationale menée sur ce crime qui coûta la vie à deux présidents en exercice élus, celui du Rwanda et celui du Burundi, qui avaient pris place dans le même avion.

Par les énormes pressions qu’ils exercèrent sur le Conseil de sécurité de l’ONU, les États-Unis et la Grande-Bretagne, alliés indéfectibles du régime de Kigali, réussirent en effet à interdire au TPIR de mener cette enquête.

Pour lire la suite sur Bernard Lugan

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La BNP visée par une plainte pour complicité de génocide au Rwanda

Selon les informations recueillies par « Le Monde » et Radio France, la banque est accusée d’avoir financé un achat illégal d’armes au profit de Kigali durant le génocide, en juin 1994.



En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/international/#iUGOFESeBkZVs3Lz.99

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Les source de cette délation :

Les journalistes français sont champions d'accabler leur patrie en rendant un grand service à Kagame et à ses soutiens en France qui ne disent jamais leurs noms.

 

  • Christophe AYAD se propose de le dire en live sur le site du Monde, mais à la fin du chatt, le Monde admet que pas plus que pour Hubert Vedrine, aucune procèdure crédile n'est possible. Il dit en substance: "Du point de vue judiciaire, cela me paraît peu probable, à moins que des documents accablants les incriminent et je doute que, s'ils existent, ils fuitent un jour".

En gros, pas de preuves, juste le fait qu'un Etat aurait commandé des armes qui auraient été livrés au moment où les soldats francais étaient dans la zone des Grands Lacs africains. Mais où exactement?

Et à la question Ayad et Patrick Saint-Exupery: "Avez-vous pris langue avec les établissements bancaires qui avaient refusé la transaction pour savoir comment elle avait été présentée par le marchand et comment ils ont motivé le rejet?"

La réponse laisse entendre que le journaliste n'a rien de consistant: "Pas encore, mais nous n'en sommes qu'au début de cette enquête. La Banque Bruxelles Lambert (BBL) a refusé une transaction ordonnée par la Banque centrale du Rwanda, par exemple, peu avant que cette dernière s'adresse à la BNP".

  • Pourquoi alors des affirmations gratuites? Pourquoi maintenant?
  • Pour qui et à qui s'adresse ces informations approximatives?
  • Comment en arrivent-ils là?

Sur base de ce "live" de Christophe Ayad, le lecteur pourra juger par lui-même:

Le Monde Afrique

C'est la fin de notre tchat consacré au Rwanda. Merci à tous pour vos questions. Vous pouvez revivre ce direct de la journée sur notre site. Bonne soirée 

Le Monde Afrique
Verra-t-on un jour Hubert Védrine ou Dominique de Villepin inquiétés au sujet du génocide rwandais ?

-Olivier
Du point de vue judiciaire, cela me paraît peu probable, à moins que des documents accablants les incriminent et je doute que, s'ils existent, ils fuitent un jour.
Le Monde Afrique
Avez-vous pris langue avec les établissements bancaires qui avaient refusé la transaction pour savoir comment elle avait été présentée par le marchand et comment ils ont motivé le rejet?

-Amakuru
Pas encore, mais nous n'en sommes qu'au début de cette enquête. La Banque Bruxelles Lambert (BBL) a refusé une transaction ordonnée par la Banque centrale du Rwanda, par exemple, peu avant que cette dernière s'adresse à la BNP
Le Monde Afrique
J'ignore totalement ce qui s'est passé vraiment au Rwanda .... Mais ces histoires de fric ( Lafarge Bolloré fils de X présidents ..... ) sont une honte et nous devons être vigilants sur nos placements de petits épargnants !! À part l'ONU quels organismes tracent ce genre de malversations ?

-No
Ce n'est pas pour des "histoires de fric"  qu'a été commis le génocide, ni pour l'argent que l'Etat français a pu prendre position pour tel ou tel camp dans cette affaire. En revanche, vous avez raison, les petits épargnants doivent être au courant de ce que les banques font avec leur argent.Sherpa, fondé par l'avocat William Bourdon, est l'une de ces ONG qui s'intéressent aux crimes économiques. Elle n'est pas la seule, il y a aussi Transparency International, Global Witness en Grande-Bretagne. Plus des organismes officiels comme l'OCDE, le GAFI,, certaines agences des Nations unies. Et enfin, il faut compter avec Tracfin, en France, qui est une cellule du ministère de l'économie.
Le Monde Afrique
Ainsi la BNP a "couvert" un ordre de paiement en reglant M Ehlers pour le compte de la banque nationale du Rwanda ?As t on pu chiffrer le profit que la Banque tirerait de cette couverture ?

-le rôle de BNPPARIBAS
Le profit, sur une transaction d'1,3 million de dollars, est infime pour une banque de la taille de la BNP. Et c'est ce qui intrigue dans cette affaire, si jamais il est prouvé qu'elle a agit en connaissance de cause.
Le Monde Afrique
Pour en revenir à BNP, si l'objet du financement était un stock de poissons, comment peut on incriminer la banque d'un changement de destination?

-yohann
La banque a le devoir, concernant un pays sou embargo et en guerre, de vérifier un minimum la crédibilité de ce que déclare son client ou son bénéficiaire.
Le Monde Afrique
La Plainte pour participation à un génocide, même indirecte, est la plus grave qui soit pour un organisme tel que la BNP. Quelle institution est chargée d'instruire cette plainte et également de donner des informations objectives ( tout comme vous)

-Fred T
La plainte sera examinée par le pôle génocide du parquet de Paris, créé justement il y a quelques années pour examiner les affaires de crimes contre l'humanité. Il est constitué de magistrats chevronnés. Dans un premier temps, il s'agit de savoir si une information judiciaire va être ouverte, et ensuite une instruction en bonne et due forme.
Le Monde Afrique
Qu'est ce qui permet d'affirmer que bnpparibas ne "pouvait pas ignorer" la destination finale du paiement ?Pourquoi parle-t-on de financement ? Ne s'agit il pas d'un flux entre deux établissement ?

-le rôle de BNPPARIBAS
Le financement ne veut pas dire l'achat mais le fait de couvrir un ordre de paiement. Le fait qu'un marchand d'armes achète du poisson ne parait pas très crédible...
Le Monde Afrique
A-t-on connaissance des luttes d'influence et des dissensions qui auraient pu se produire à l'intérieur de l'appareil d'Etat français durant le génocide?

-Hannah

Il y avait clairement des sensibilités différentes, c'est pour cela que les compte-rendus de discussions à l'état-major particulier de la présidence de la République, au ministère des affaires étrangères, à la cellule Afrique de l'Elysée, et au ministère de la défense peuvent mettre à jour de vraies divergences. Pour l'instant, ce n'est pas clair.

Le Monde Afrique
Quelles sont les différentes archives qui pourraient être ouvertes aux chercheurs afin de travailler sur le génocide rwandais, ses mécanismes comme le rôle éventuel de la France?

-Sam
Il s'agit essentiellement des archives de l'état-major, de l'Elysée et du Quai d'Orsay, surtout les deux premières. Quant aux services de renseignement, ils n'ouvrent jamais leurs archives. Ou alors plusieurs décennies plus tard.
Le Monde Afrique
Les juges peuvent-ils décider et imposer à l’État de déclassifier, à l'occasion d'une instruction, des archives ?

-robert
Les juges ne peuvent pas obliger l'Etat à ouvrir ses archives ou du moins au terme d'un long processus judiciaire contradictoire. François Hollande avait décidé d'ouvrir les archives de l'Elysée sur cette période pour mettre fin aux polémiques, notamment concernant Hubert Védrine. Mais cette ouverture n'a concerné ni la justice, ni les journalistes. Ce sont deux hauts fonctionnaires qui ont été chargés d'effectuer un rapport et de le remettre au président de la République. On n'en connaît pas l'existence ou les conclusions.
Le Monde Afrique
Est ce qu'Emmanuel Macron s'est déjà exprimé au sujet de l'implication de la France dans le génocide des Tutsi au Rwanda ? Si oui, quelle était sa position ?

-Rotaka

Pas à ma connaissance, mais je peux me tromper. D'une manière générale, il a montré qu'il était sensible aux questions coloniales et de crimes contre l'humanité par les propos qu'il a tenus lors de sa visite en Algérie, pendant la campagne électorale. Et en même temps (pour le paraphraser), il était assez opposé à la loi dite Sapin 2 de devoir de vigilance des entreprises lorsqu'il était à Bercy, puisque ce texte a été adopté après son départ du gouvernement. Il devrait être tiraillé entre ces deux tendances sur ce dossier: le souci de vérité et de transparence; et celui de ne pas nuire aux entreprises françaises à l'international.

Le Monde Afrique
Bonjour,si l'implication de l'Etat français est confirmée : quel intérêt géopolitique à armer (apparemment en toute connaissance) des génocidaires, avec toutes les conséquences négatives (non seulement éthiques) du point de vue des relations internationales ?merci beaucoup

-une question naïve

La France a soutenu et armé le régime Habyarimana au Rwanda entre 1990 et fin 1993 au titre de la coopération avec un pays ami. Paris voulait conforter un régime francophone et francophile face à une guérilla, le FPR de Paul Kagamé, perçue comme anglophone et opposée aux intérêts français en Afrique. La formation de Kagamé aux Etats-Unis a attisé la suspicion des autorités françaises, qui étaient alors en pleine lutte d'influence avec les Etats-Unis sur le continent africain pour conserver leur pré carré hérité de la période coloniale et de la guerre froide.

Le Monde Afrique
S'agissant de vente d'armes, quel politique français a autorisé la BNP a cette transaction? Il semble que logiquement le ministre des finances de l'époque et le chef des armées?

-Gouteux

Le marchand d'armes Ehlers a prétendu que l'argent était destiné à un achat de poisson, il n'y avait donc pas lieu de solliciter les autorisations des Finances et de la Défense, comme c'est normalement le cas dans les ventes d'armes.

Le Monde Afrique
Existe-t-il possiblement un lien entre les armements livrés grâce au rôle de la BNP et la politique officieusement suivie par la France durant le génocide?

-Mathieu

Comme je viens de répondre à l'internaute précédent, il n'y a pas de preuve pour le moment que la BNP exécutait une politique d'Etat. Ce n'est pas non plus exclu. Il faudra que la justice le détermine.

Le Monde Afrique
Existe-t-il possiblement un lien entre les armements livrés grâce au rôle de la BNP et la politique officieusement suivie par la France durant le génocide?

-Mathieu
A l'époque, la BNP venait d'être privatisée. Elle ne dépendait donc pas des autorités dans ses choix. Mais la direction de ce genre de grandes banques en France est souvent assurée par d'anciens hauts fonctionnaires, qui sont toujours en lien avec l'exécutif et très sensibles à la raison d'Etat. On ne peut rien exclure. Le travail des juges, si une instruction est ouverte, consistera à déterminer les motivations de cette transactions: pécuniaires, politiques, etc.?
Le Monde Afrique
Que risque la BNP si elle est reconnue coupable de ce dont elle est accusée ?

-Rotaka
 On n'en est pas encore là, mais si la BNP est condamnée, elle risque une amende et des réparations puisqu'il ne s'agit pas d'une personne physique.
Le Monde Afrique

Bonjour, 

 

Notre live consacré aux nouvelles informations sur la responsabilité de la France dans le génocide rwandais commence. Envoyez vos questions à Christophe Ayad, chef du service international

Le Monde Afrique
 
Le Monde Afrique

Rwanda : pourquoi il faut « ouvrir les archives »

Il ne s’agit évidemment pas de remettre en question la réalité de l’extermination systématique de 800 000 Tutsi. Mais de passer de l’obsession de la dénonciation à la recherche des faits et à leur compréhension.

Le Monde Afrique
Le Monde Afrique
Le Monde Afrique
Merci beaucoup pour ce live sur une question importante :)

-merci beaucoup
Merci pour votre intérêt 
Le Monde Afrique
 La BNP s'est-elle rendue complice du génocide rwandais en 1994 ?
 
Selon les informations recueillies par « Le Monde » et Radio France, la banque est accusée d’avoir financé un achat illégal d’armes au profit de Kigali durant le génocide, en juin 1994.
 
 
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LIVE RWANDA

RAPPEL 

 

Dans une heure, posez vos questions à Christophe Ayad, chef du service international du Monde, sur les nouvelles accusations visant la BNP et la France dans le génocide au Rwanda 

Le Monde Afrique
HOTEL RWANDA
Retour sur un des lieux emblématiques du génocide 
 
En 1994, le directeur de l’Hôtel des Mille Collines sauve 1 268 personnes du génocide. Une bravoure célébrée par Hollywood, mais contestée par les rescapés. 
 
 
Autour de l’Hôtel des Mille Collines, les victimes étaient particulièrement faciles à trouver. Panthère connaît bien cet îlot de paix miraculeusement préservé de la sauvagerie, d’où 1 268 réfugiés sortirent indemnes. Et pour cause : l’hôtel, à l’époque propriété de la compagnie belge Sabena, est alors l’un des deux seuls établissements luxueux de Kigali. Bien situé au centre-ville, il est le rendez-vous des étrangers et des élites et un repaire si familier qu’il a droit à ses petits noms : on l’appelle « l’hôtel des mille combines », parce que les businessmen viennent s’y entendre sur leurs petites affaires, et aussi « l’hôtel des mille copines », parce que ces messieurs peuvent y rencontrer de jolies dames.

 
 
Le Monde Afrique
Génocide au Rwanda 
La responsabilité de la France à nouveau dans le viseur
 
 - Plainte contre la BNP : selon les informations recueillies par « Le Monde » et Radio France, la banque française est accusée d’avoir financé un achat illégal d’armes au profit de Kigali durant le génocide, en juin 1994. Lire notre article du jour ici
 
L'association Survie a déposé le 28 juin une nouvelle plainte concernant les livraisons d'armes par des responsables politiques et militaires français au gouvernement génocidaire rwandais en 1994. Lire le communiqué
 
- Selon la revue « XXI », parue ce mercredi, un ordre officiel  de l'Elysée avait été donné pendant l’opération « Turquoise » de réarmer les génocidaires des Tutsi, quelques mois après les massacres. 
 
Le Monde Afrique
RWANDA
Mettre fin à l'impunité des "hauts génocidaires" en Europe et en France 
 
Dans une tribune adressée au « Monde » en mars, des personnalités – comme Benjamin Abtan, Bernard Kouchner, Beate et Serge Klarsfeld – appelaient à mettre fin à « l’impunité dont bénéficient, en Europe et en particulier en France, les “hauts génocidaires” rwandais ».
 
 
Depuis plus de vingt ans, la plupart des hauts génocidaires vivent en France sans être inquiétés par la justice. Ils n’y sont pas par hasard : c’est l’armée française qui exfiltra du Rwanda et couvrit la fuite de ceux qui venaient d’organiser et de perpétrer l’extermination de plus d’un million de Tutsis en 1994. Ce fut un des temps forts de la politique de collaboration avec le régime génocidaire au Rwanda commencée avant, poursuivie pendant et après le génocide par quelques personnes, de gauche comme de droite, alors placées au plus haut niveau de l’appareil d’Etat français.
 
 
Le Monde Afrique
  
RWANDA
La demande de pardon du Pape François
 
Sans évoquer la responsabilité du Vatican dans le génocide de 1994, qui a causé la mort d’au moins 800 000 Tutsi et opposants hutu, le pontife implorait en mars dernier « le pardon de Dieu pour les péchés et les échecs de l’Eglise et de ses membres ». Une avancée considérable vers une réconciliation entre le Rwanda et l'Eglise catholique, avait alors analysé le journaliste Christian Terras
 
 
 
Le Monde Afrique
RWANDA
L’histoire d’Olivier, rescapé du génocide
Le Monde Afrique
Bonjour la rédaction! Ceci n'est pas une question mais un remerciement pour la qualité de vos articles dans Le Monde Afrique, qui éclairent si bien un continent souvent oublié par les journaux.

-Shouryuu
 
 Merci Shouryuu ! 
Le Monde Afrique
RWANDA
Plainte de trois associations contre la BNP
 
La BNP a-t-elle participé au financement d'armes pendant le génocide au Rwanda en 1994 ? C'est la lourde accusation de trois associations, qui déposent jeudi à Paris une plainte inédite contre la banque française, pour "complicité de crimes contre l'humanité".

Vingt-trois ans après les massacres, alors que l'attitude des autorités françaises fait toujours l'objet de vives controverses et d'âpres batailles judiciaires, c'est pour la première fois une banque française qui se retrouve au coeur des soupçons de complicité.
 
L'association anticorruption Sherpa, le Collectif des parties civiles pour le Rwanda (CPCR) et Ibuka France accusent le groupe bancaire d'avoir autorisé des transferts de fonds de la Banque nationale du Rwanda (BNR) destinés à un courtier en armement sud-africain en juin 2014, pendant le génocide et alors que l'ONU avait décrété un embargo sur les armes depuis un mois.
 
A partir d'avril 1994, quelque 800.000 personnes, en immense majorité des Tutsi, avaient été massacrées en une centaine de jours, dans des tueries déclenchées après la mort du président hutu Juvénal Habyarimana dans un attentat contre son avion.
 
"Nous apprenons par voie médiatique le dépôt d'une plainte", a déclaré un porte-parole de BNP Paribas joint par l'AFP. "A l'heure actuelle, nous ne disposons pas des éléments suffisants pour être en mesure de la commenter".

Les associations affirment que la BNP a autorisé, les 14 et 16 juin 1994, des transferts de fonds pour plus de 1,3 million de dollars (1,14 million d'euros) du compte que la BNR détenait chez elle vers le compte en suisse de Willem Tertius Ehlers, propriétaire sud-africain d'une société en courtage d'armes.
Le Monde Afrique
RWANDA
Le témoignage de Guillaume Ancel, ex-lieutenant colonel de l'armée française
 
Le Monde Afrique

LIVE RWANDA

 

Vous êtes nombreux à avoir commencé à nous envoyer des questions au sujet du Rwanda et des nouvelles accusations visant la France. Christophe Ayad, chef du service international du Monde, répondra en direct sur ce live à partir de 16h

Le Monde Afrique
RWANDA
 
 
Patrick de Saint-Exupéry affirme dans la revue "XXI" qu'à l'été 1994, alors que le génocide est connu, Paris va envoyer des armes aux génocidaires. Extrait de son interview parue dans l'Obs. 
 

De qui vient la directive de réarmer les génocidaires ?

Ce que l’on sait, ce que dit ce fonctionnaire qui a été chargé de lire les archives, c’est que la directive a été confirmée par une note manuscrite d’Hubert Védrine qui était à l’époque le secrétaire général de l’Elysée.

La question des armes est importante. On présente toujours ce génocide comme ayant été réalisé avec des machettes mais on occulte volontairement, dans le discours officiel, l’utilisation régulière et récurrente des grenades, des fusils mitrailleurs, des armes lourdes qui ne venaient pas de nulle part. L’autorité, les uniformes, les armes étaient des éléments indispensables pour pousser toute une population à massacrer ses voisins. Et l’armée hutue, les Forces armées rwandaises (FAR), a été encadrée, de 1990 à 1993, sur ordre de l’Elysée, par les militaires français.

 
Le Monde Afrique

LIVE RWANDA

POSEZ VOS QUESTIONS 

 

A 16h, ce jeudi 29 juin, Christophe Ayad, chef du service international du Monde, répondra à vos questions sur les dernières révélations relatives au rôle de la France pendant le génocide au Rwanda. 

Le Monde Afrique
RWANDA
Retour sur un douloureux travail de reconstitution de soi
 
Vingt ans après le génocide de 1994, une quinzaine de rescapés tutsi ont rédigé leurs « cahiers de mémoire », s’adressant à leurs morts. Notre journaliste Jean-Philippe Remy raconte ce douloureux travail qui a abouti à la publication des Cahiers de mémoire. Kigali, 2014. 
 
 
Les quinze personnes qui entament un récit de leur vie à la Maison de quartier sont des rescapés tutsi. Vingt ans plus tôt, ils ont ­traversé les mois de mise à mort, d’avril à juillet 1994, au cours ­desquels des militaires, des policiers, des voisins, des « soi-disant amis », comme dira l’un d’eux, des masses de civils regroupés en milices, se sont efforcés de rayer de la surface du Rwanda leurs parents, leurs enfants, jusqu’à leur nom et leur souvenir. Ils ont survécu. Ce qu’ils ont perdu est, comme toute chose trop grande, difficilement définissable. Leur existence, qui peut la décrire ? Eux, justement. Les femmes portent ces prénoms magnifiques en vogue dans le pays quelques années plus tôt : Belancille, Annonciata ou Eugénie. Elles sont veuves, peinent à vivre. Dans ces petits cahiers, elles vont tenter de raconter.
 
 
Le Monde Afrique
FRANCE/RWANDA
 
Selon la revue « XXI », un ordre officiel avait été donné pendant l’opération « Turquoise » de réarmer les génocidaires des Tutsi, quelques mois après les massacres.
 
Le Monde Afrique
La France a-t-elle réarmé les génocidaires rwandais ?
 
Les informations relatives à la plainte contre la BNP, révélées par "Le Monde" et Radio France, interviennent alors que Paris fait l'objet de nouvelles accusations concernant son rôle dans le génocide de 1994.
 
 
La revue XXI a publié, mercredi 28 juin, une enquête affirmant que les autorités françaises ont sciemment réarmé les responsables du génocide des Tutsi en 1994, violant ainsi l’embargo sur les armes décrété par l’ONU. L’article de XXI s’appuie sur le témoignage anonyme d’un haut fonctionnaire, qui a consulté les archives de l’Elysée et qui cite un ordre écrit – que XXI n’a pas pu consulter – du secrétaire général de l’Elysée de l’époque, Hubert Védrine.
 
Par ailleurs, l’association Survie a relancé, mercredi 28 juin, sa plainte de 2015 contre X en se constituant partie civile, afin de faire la lumière sur de possibles livraisons d’armes de la part de la France aux génocidaires rwandais.
 
Le Monde Afrique
La BNP visée par une plainte pour complicité de génocide au Rwanda 
 
Selon les informations recueillies par « Le Monde » et Radio France, la banque est accusée d’avoir financé un achat illégal d’armes au profit de Kigali durant le génocide, en juin 1994.
 
Le caractère inédit de cette plainte tient à ce que les faits – imprescriptibles pour cause de génocide – remontent à vingt-trois ans, mais aussi parce qu’ils visent, non pas des personnes physiques, acteurs politiques ou militaires comme cela a été le cas jusqu’à présent, mais une société privée internationale. En l’occurrence, une banque française. Ces faits, bien que lointains, ont été largement documentés lors d’audiences du Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) et dans des rapports de la commission d’enquête internationale de l’ONU sur le Rwanda ou d’ONG comme Human Rights Watch.
 
 
 
 
Le Monde Afrique
Nous consacrerons une grande partie de ce live aux nouvelles interrogations sur le rôle de la France dans le génocide rwandais de 1994.
 
Le Monde Afrique
Bonjour et bienvenue dans ce direct consacré à l'actualité africaine.


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/afrique/live/2017/06/29/plainte-contre-la-bnp-pour...

 

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