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France -Rwanda: Macron & Kagame, un marché de dupes? Le Rwanda ne mérite pas de diriger la Francophonie

Mercredi  23 mai 2018, "on ne perçut d’ailleurs ni chaleur ni complicité entre les deux hommes. « Je ne suis pas naïf, a confié le chef d’Etat français, nous n’allons pas régler le passé en une annonce et quelques signes. » Mais il y a des silences qui valent tous les mots. A aucun moment le président rwandais, visage de marbre, n’a ainsi évoqué devant la presse les contentieux qui empêchent encore une véritable normalisation des relations entre les deux pays. Ainsi, la nomination d’un nouvel ambassadeur de France à Kigali n’est pas à l’ordre du jour. Le poste est vacant depuis 2015" (Le Monde, 24 mai 2018).

Le pragmatisme démocratique de Macron qui assure pourtant n'est pas être "naïf" semble nous faire visiter "un marche de dupes".

En effet, comment comprendre ce qui pousse Macron à promouvoir une candidature à la tête de l'Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) d'un Rwanda où il ya moins de 2 millions de opersonnes qui parlent et utilisent la langue francaise au quotidien, où le président Kagame a appris juste dire que "les faits sont tétus" pour accuser la France des pires crimes qu'elle n'a pas commis,  un pays qui dans sa colère criminelle et dictaoriale a rasé litérallement ce qui était l'ambasade et le Centre culturel Francais à Kigali, comment comprendre que Macron fasse la promotion du Rwanda du FPR qui a promis et juré de combattre et gagner la guerre tout azimut contre la France?

Les Francophones sont stupéfaits et certains d'entre eux, particulièrement les congolais qui ont le plus grand pays francophone et francophile du monde se sentent trahis et sacrifiés. Avec un Kagame qui pille et dévaste la RDC, Macron offre la francophonie au dictateur qui serait l'auteur de l'atrtentat terroriste du 6 avril 1994. Les conséquences sont imprevisibles.

Le president de l'APARECO Honoré NGBANDA a envoyé une note à MACRON qui lui rappelait que la Francophonie n'était opas à vendre, même si le marché a été sollenellement conclu sous les yeux du monde.

Les francophones demandent à Macron d'expliquer l(inexplicable: "Kigali doit d’abord nous expliquer quel est cet intérêt soudain qu’il manifeste aujourd’hui pour l’OIF alors que tout est en anglais au Rwanda. Plus grave, Kigali doit accueillir le sommet du Commonwealth en 2020… Ainsi le Rwanda aurait la Francophonie à droite, le Commonwealth à gauche, l’Union africaine (UA) sur la tête… [Paul Kagame est le président en exercice de l’UA en 2018.]" (R.Muteba). 

@ArchivesdafriqueCentrale, 24/05/2018

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Le Rwanda ne mérite pas de diriger la Francophonie

S’il vous plaît, la Francophonie n’est pas à vendre. Et même si elle pouvait être à vendre, l’acheteur ne devrait en aucun cas être le Rwanda, un pays d’abord non démocratique et qui n’est resté francophone que de nom. La Francophonie n’est pas non plus à sacrifier sur l’autel des intérêts politiques de la France.

Nous avons appris avec consternation, à travers le magazine Jeune Afrique, que la ministre rwandaise des Affaires étrangères, Louise Mushikiwabo, pourrait être la prochaine présidente de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF). Et que sa candidature à ce poste serait soutenue par la France et quelques pays africains. Je m’oppose énergiquement à cette éventualité. Pas parce que c’est le Rwanda, « ennemi » intime de mon pays le Congo, mais parce que l’OIF mérite mieux.

La première chose qui m’énerve dans ce dossier est que le président français Emmanuel Macron voudrait soutenir la candidature de la Rwandaise Louise Mushikiwabo pour tenter de faire oublier les erreurs de l’armée française lors du génocide rwandais de 1994. La Francophonie serait ainsi offerte comme un cadeau de Paris au pays des mille collines afin de normaliser leurs relations. Chose inacceptable ! Deuxième chose, il semble que les relations ne sont pas bonnes entre Emmanuel Macron et Michaëlle Jean l’actuelle présidente de l’OIF. Dieu seul sait ce qu’ils se disputent.

Ce qui est vrai c’est que Michaëlle Jean va se présenter pour un second mandat, mais Macron voudrait lui régler ses comptes en soutenant la candidature d’une autre femme, la Rwandaise Louise Mushikiwabo. C’est ni plus ni moins que de l’arbitraire, car tout le monde sait que la voix de la France pèse dans une élection comme celle de la Francophonie.

La Francophonie devrait être une affaire de pays francophones démocratiques

J’aurais aimé que le président Macron réponde aux deux questions suivantes : le Rwanda est-il réellement un pays francophone ? Est-il un État de droit ? Bien sûr, les efforts économiques de Kigali sont tout à fait louables, mais ils ne peuvent remplacer la démocratie ! Je pense que l’OIF ne devrait pas ressembler à l’Union africaine, une organisation que n’importe quel dictateur africain a le droit de diriger. Qui ignore que le Rwanda n’est pas une démocratie ? Qui ne sait pas que des opposants croupissent en prison à Kigali et que d’autres sont en exil ? Quelle leçon le Rwanda peut-il donner aux pays francophones quand on sait que le président Kagame a changé la Constitution pour rester au pouvoir jusqu’en 2034 ? Quel média libre s’exprime au Rwanda ? Non, la Francophonie a besoin d’être dirigée par des nations démocratiques ou qui essaient de l’être, comme le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Bénin, le Burkina…

Parlons un peu de la « francophonité » du Rwanda. Ce pays était francophone jusqu’en novembre 2009… année où le président Kagame l’a engagé dans le Commonwealth. Il a choisi l’anglais comme langue officielle et de l’enseignement. Et vous voulez lui donner la Francophonie ! Kigali doit d’abord nous expliquer quel est cet intérêt soudain qu’il manifeste aujourd’hui pour l’OIF alors que tout est en anglais au Rwanda. Plus grave, Kigali doit accueillir le sommet du Commonwealth en 2020… Ainsi le Rwanda aurait la Francophonie à droite, le Commonwealth à gauche, l’Union africaine sur la tête…

Je pense que le roi Kagame ferait un peu mieux de revoir à la baisse les ambitions démesurées de son pays. Par ailleurs, honte à la RDC, car étant le plus grand pays francophone en Afrique en termes de locuteurs du français, n’ose même pas présenter un seul candidat toutes ces années à la Francophonie. Le pays de Kabila sait qu’il en est indigne en raison de sa mauvaise gouvernance sur tous les plans…

Romeo Muteba, 16/05/2018

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Une Surprise au yeux des francophones. (Charles Onana)


 

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